| Clé
de voûte de la politique énergétique congolaise,
la Société Nationale des Pétroles du Congo (SNPC)
a pour mission de garantir la gestion efficace et la valorisation
du patrimoine pétrolier congolais. Elle s'efforce à
asseoir ses compétences et sa notoriété sur le
plan international.
La SNPC doit s'ouvrir sur le plan international. Nous pensons à
prendre des prises de participations en Angola, nous avons eu des
propositions en Guinée Équatoriale, en Côte d'Ivoire
(pays avec lequel nous avons une coopération croisée
dans les champs pétroliers). Nous avons même eu une proposition
de France. Ce serait un beau pied de nez qu'une entreprise congolaise
prenne une participation dans une société française.
La SNPC aspire à développer une société
d'experts, de personnes pointues, bien formés pour gérer
au mieux l'intérêt de l'État. Elle se donne encore
huit ans pour y parvenir, avec 70 ou 100 personnes maximum au sein
de la maison mère. Autour de cette maison mère : un
ensemble de filiales spécialisées pour créer
des sociétés de services pétroliers, para pétroliers
et bien d’autres ; elle possède déjà une
participation dans une banque locale.
La société a été créée
pour remplir quatre missions :
Elle devait premièrement commercialiser le brut de l'État
congolais. C'est aujourd’hui chose faite. Malgré tout
scepticisme, la SNPC fait aujourd'hui partie du paysage du trading
et a même la réputation d'être dure dans les négociations.
Elle est redoutée par les traders et a réussi le pari
de vendre le pétrole congolais et d'être acceptés
par les professionnels du secteur, alors que certains lui prédisaient
une aventure sans lendemain.
Deuxièmement, la SNPC devait représenter les intérêts
de l'État dans ses relations avec les pétroliers. Là
encore, elle a de bons résultats. Les relations entre l'État
congolais et les sociétés pétrolières
se font à présent entre professionnels de même
niveau et elle obtient de beaux résultats dans ses négociations.
Troisièmement, elle devrait participer à la reconstruction
du Congo, en faisant appel au "Cerveau Collectif National",
tel est son credo de la culture d'entreprise citoyenne.
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